La Ferme des Rescapés
     La Ferme des Rescapés

 

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La Ferme des rescapés n'est pas un parc animalier. Il n'est pas possible de visiter. Pour des raisons de sécurité, et de tranquillité pour les animaux, il est interdit de rentrer dans les prés, bâtiments ou chatteries.

Pour une adoption, un abandon ou pour amener des dons, merci de convenir au préalable d'un rdv, avec une responsable du refuge.

L'association recherche des bénévoles, notamment une personne sérieuse qui, bénévolement ou contre remboursement des frais d'essence, pourrait faire des allers-retours chez le vétérinaire ou aller chercher des animaux errants sur des sites...

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                  Actualités, infos diverses

 

Garder force et courage, un défi quotidien 

 

5 décembre 2016

 

Pour des centaines d’animaux, la Ferme des Rescapés est un refuge sacré. Leur vie dépend de son existence. Si leur route n’avait pas croisé la nôtre, ils seraient morts euthanasiés en fourrière, empoisonnés ou abattus. 
Tous les matins je me lève en sachant que les 18 prochaines heures ne seront faites que de soins, de ménage, de rangement et d’entretien, car pour tenir propre et en bon état tous les lieux qu’occupent les animaux, il faut la journée et une partie de la nuit. Et le lendemain, il faut tout recommencer à zéro. Nettoyage des innombrables bacs à litière, des centaines de kilos de linge sale, nettoyage du sol,  des meubles, des fenêtres, des parcs, des étables, des boxes… Notre travail est infini. 
Quel que soit le temps qu’il fait, notre état de santé, notre moral, notre force ou fatigue, nous devons affronter tous les jours une montagne de travail et de responsabilités.

Cette année encore, notre engagement auprès des animaux nous a montré la violence, l’indifférence, l’égoïsme et la haine de beaucoup d’humains. Nous avons dû faire face à une hausse des abandons et à une violence croissante envers les chats. 
On nous a apporté des chatons qui ont été jetés d’une voiture, avec le visage tuméfié. Beaucoup ont été trouvés dans des poubelles ou simplement au bord de la route. 
Nous avons aussi accueilli beaucoup de jeunes mères chattes, dont les propriétaires se sont débarrassés en même temps que de leurs chatons. Enormément de personnes ne montrent aucun réel attachement envers leurs animaux qu’ils ont parfois eus pendant plusieurs années. Même s’ils les ont soignés pendant quelques années, un divorce, un déménagement, une difficulté,… ne les empêche pas de les abandonner sans penser aux conséquences que cela aura pour l’animal. Il est vrai que certains veulent garder bonne conscience quand ils abandonnent leur animal mais pour d’autres, un animal cela se remplace et n’a ni valeur ni sentiment.
Récemment, une dame nous a téléphoné. Elle tenait un stand sur un marché de Noël. Une chatte squelettique est arrivée au milieu des commerçants. Si quelques femmes comme elle, ont eu pitié et lui ont donné à manger, d’autres sont restées indifférentes sous prétexte  de ne pas vouloir s’impliquer ou de ne pas être responsables. Pire, des hommes ont immédiatement menacé de  tuer la chatte si elle continuait à traîner dehors alors qu’elle ne les dérangeait pas le moins du monde.
Pourquoi tant de haine et de violence contre un pauvre être d’à peine 1,5 kilogramme ? 
Le nombre de chats errants ou sauvages qui chaque année sont tués ou empoissonnés parce qu’ils « dérangent » est hallucinant.

La Ferme des Rescapés n’accueille qu’une infime goutte d’eau de la souffrance animale. Des milliards d’animaux sont tués chaque année en France.
Mais pour ceux qui trouvent refuge à la Ferme, c’est une chance, la seule qui va leur permettre de continuer à vivre, d’échapper à la mort et à la violence. Ici ils trouvent habitat, chaleur, nourriture à volonté et paix. 
C’est pour eux, pour qu’ils puissent vivre, que tous les matins je rassemble mon énergie et mon courage pour affronter une dure et rude journée de travail, de combat, de soucis financiers, de peine … Car quand on travaille avec  des êtres vivants, on côtoie aussi la mort. Et contrairement à ce que pensent beaucoup, on ne s’y habitue jamais.
J’essaye d’apprendre à  connaître le mieux possible chaque animal qui arrive ou vit ici. Avec certains, je noue des liens plus proches qu’avec d’autres. Certains nous marquent aussi beaucoup par leur histoire, leur passé, leur courage, leur force, leur merveilleuse façon d’être.  Chacun est unique.

La perte d’un animal est toujours un échec, une peine, une souffrance. Beaucoup laissent un vide derrière eux, des images, des souvenirs qui nous poursuivent. Nous les pleurons, ils nous manquent malgré la présence des autres.
Parfois il faut accepter de les laisser partir, même si personnellement on n’est pas « prêt » pour leur départ. Nos sentiments et états d’âme n’ont pas d’importance. Nous essayons tout pour les sauver, mais parfois la mort est simplement venue les  emmener et il est de notre devoir d’abréger  les souffrances de leurs dernières heures.
Au cours de ces derniers mois, j’ai dû faire euthanasier 3 de mes chevaux du refuge. Pour deux d’entre eux, je savais que la mort les frapperait bientôt. Pour le troisième, elle m’a prise par surprise. A tous, j’ai essayé de leur donner encore une chance. J’ai essayé qu’ils se relèvent. Mais des miracles, il n’y en a presque jamais. Alors, je téléphone au cabinet vétérinaire, j’attends qu’un vétérinaire vienne et je laisse ceux que j’aime s’en aller. 
Que ce soit des chevaux, des chats, des chèvres,.. peu importe. Souvent on a des regrets de ne pas avoir fait ceci ou cela, de ne pas leur avoir octroyé plus de temps. Nos remords nous poursuivent, nous hantent, nous sommes nous-mêmes notre juge le plus sévère, car nous les aimons, les respectons ; nous nous sentons responsables. 
Nous ressentons chaque jour le vide qu’ils ont laissé derrière eux et notre peine est quotidienne . Nous devons malgré elle faire notre travail, soigner tous les autres animaux, recevoir des personnes, continuer.
Nous devons nous battre pour trouver l’argent nécessaire pour leur nourriture,  les soins vétérinaires, l’eau, l’électricité, les travaux d’entretien… 
Nous avons envoyé des dossiers de demande d’aide à beaucoup d’organismes, de grandes associations ou sites. Mais seules la Fondation Richard, la Fondation 30 millions d’Amis et la Fondation Brigitte Bardot ont renouvelé leur précieux soutien à La Ferme des Rescapés. Une aide capitale et indispensable, mais qui est bien loin de couvrir tous nos frais. 
Seuls vos dons nous permettront de continuer notre combat. Votre aide décidera de l’avenir de La Ferme des Rescapés.
Pour tous les animaux qui vivent ici ou ceux pour lesquels on vient frapper à notre porte, La Ferme des Rescapés est un lieu indispensable et unique, car contrairement à beaucoup d’autres refuges,  elle accueille des animaux qui ne sont pas adoptables. Animaux sauvages, malades ou difficiles, ici ils peuvent finir leur vie.
C’est pourquoi, je vous prie aujourd’hui, de les aider, de leur permettre de vivre. 
Parlez de La Ferme des Rescapés autour de vous, demandez  et distribuez des flyers et si vous apportez votre aide financière à l’association, alors sachez que votre don sera utilisé intégralement pour les animaux. 
Mon travail et celui de ma mère est exclusivement bénévole. Nous n’avons aucun salaire et nous privons de tout pour tenir cette Ferme.

Morlind Fiegl

Un abattoir du Pays basque fermé après la découverte d’actes de cruauté
 

Trois nouveaux pensionnaires

 

10 janvier 2016

Nous avons été contactées en début de semaine par l’association "Des Chevaux et des Ailes" dont le but est de sauver des chevaux de l’abattoir. Chez un marchand (département 65) qu’ils connaissent, se trouve Spiro, un vieux poney malade de 27 ans. Grâce à leurs donateurs, ils ont l’argent pour racheter ce poney menacé de mort et payer son transport, mais il leur manque un lieu d’accueil. La Ferme des Rescapés s’est dite prête à accueillir Spiro afin qu’il puisse être soigné rapidement et profiter d’une belle fin de vie.
Quand l’association "Des Chevaux et des Ailes" nous recontacte pour fixer la date du transport, nous apprenons que deux autres chevaux se trouvent chez le même marchand et risquent d’être envoyés à l’abattoir en Espagne. Il s’agit d’un trotteur de 21 ans et d’une jument appaloosa de 5 ans atteinte de sarcoïdes. Les recherches pour trouver des adoptants sont restées vaines.
Personne ne veut d’un cheval âgé et les sarcoïdes font peur aux personnes potentiellement intéressées. Nous avons longtemps hésité. Les laisser là-bas ? N’en prendre qu’un ? Mais lequel ? Lequel mériterait davantage de vivre que l’autre ?  Nous avons vu leurs photos. Nous savons le sort qui les attend. C’est pourquoi nous avons finalement décidé de les sauver tous les deux. La Ferme des Rescapés va payer 900 € pour qu’ils aient la vie sauve. Aujourd’hui, le marchand va les amener à la Ferme. Nous leur souhaitons une belle retraite.

Adoptions ou dons de soutien possibles, bien entendu !

Rapport de l'année 2015 
            

    Chère Madame, Cher Monsieur,

    Merci beaucoup pour votre don et votre soutien à la Ferme des Rescapés ; nous en avons tellement besoin. Cette année nous avons récupéré un grand nombre de moutons et de chevaux ainsi que quelques chèvres. Beaucoup étaient malades et dans un état de maigreur extrême. Mais la majorité des animaux qui sont arrivés à la Ferme cette année étaient des chats sauvages ou abandonnés. 
    Il y a de plus en plus d’associations qui nous ont demandé de l’aide parce que des chats étaient menacés de mort soit par des particuliers, soit dans les fourrières. Le fait d’être stérilisés ne les a pas protégés. Nous travaillons régulièrement avec trois fourrières qui ont pu baisser de façon drastique leur taux d’euthanasie parce que c’est la Ferme des Rescapés qui leur prend les chats sauvages, malades, handicapés, etc.... Quelquefois, nous récupérons des chats sociables avec les humains, mais ils sont de couleur banale  (noir et blanc, gris et blanc noirs) ou bien ils ne sont plus tout jeunes. Personne ne les veut. Les associations et refuges qui ont le droit de récupérer des chats de la fourrière ne les choisissent pas car ils savent qu’ils ne pourront pas les placer. Ces chats meurent parce qu’ils ont la « mauvaise » couleur, ou bien des kilos en trop ou pas assez, mais surtout parce qu’ils sont trop nombreux.
    Pour faire face à l’arrivée de ce grand nombre de chats, nous avons fait construire trois nouvelles chatteries. Une de ces chatteries est destinée aux chatons pour éviter des maladies. Toutes les chatteries ont un parc attenant sécurisé. Après être restés quelques temps dans les chatteries, beaucoup de chats vivent avec nous dans la maison. Ils ont accès à toutes les chambres, ils sont dans la cuisine, sur les armoires, le réfrigérateur et l’évier, sur les canapés et les lits…. Ils ont également accès au grenier d’où ils peuvent sortir dans le jardin ou dans nos champs. Certains perdent leur peur, d’autres restent méfiants. Les plus confiants couchent sur le canapé près des chiens ou dans les « bras » d’un chien. 
    Le travail est immense. Nous nettoyons toute la journée jusqu’à minuit, à un rythme très soutenu, souvent sans pause.. Et même si les moutons, chèvres, chevaux, poules, lapins, cochons d’Inde vivent en liberté, ils ont tous accès aux étables que nous devons nettoyer quotidiennement. Nous avons quatre lave-linge qui tournent de 6h à 23h tous les jours. Il y a 40 chiens qui vivent partout et font aussi du travail.
    Nous avons fait de beaux placements cette année. Une dizaine de chiens ont ainsi trouvé le bonheur absolu et d’après les témoignages, leurs nouveaux maîtres aussi. Merci beaucoup à toutes ces personnes pour leur patience et leur compréhension.
    Cette année, un nombre considérable de chevaux destinés à l’abattoir est arrivé à la Ferme. Ils étaient presque tous victimes d’une exploitation extrême dans des centres équestres ou chez des particuliers. Délaissés sans nourriture, malades sans soins, ils sont arrivés squelettiques, boiteux, blessés. Ils ont dû travailler jusqu’à leur arrivée à la Ferme et on peut dire que les gens ont monté de vraies « ruines » sans aucun scrupule. Où sont les cavaliers et cavalières avec une conscience ? 
    Et pourtant, c’est nous qui recevons des critiques : « la Ferme des Rescapés laisse mourir de faim ses chevaux », « Pourquoi les chevaux de la Ferme des Rescapés sont si mal en point ? ». Une autre critique qui nous est faite: « Pourquoi nous avons des chats partout ? », « Pourquoi nous en prenons encore, il faut dire non ». 
    Oui nous disons non, mais d’une autre façon. Nous disons non, on ne les laisse pas mourir de faim, on ne les laisse pas se faire tuer d’un coup de fusil ou à coups de pied ou de pelle, avec de la mort aux rats ou d’autres poisons, ou encore par une injection chez les vétérinaires. Nous voulons leur éviter d’étouffer dans des poubelles, pourrir dans des pièges, être massacrés dans des villages ou exécutés dans des fourrières. Nous savons qu’il y a des centaines de chats qui sont tués chaque mois parce qu’il n’y a plus de place dans les refuges ou que personne n’en veut. Nous travaillons avec des fourrières, des refuges et des associations, et nous connaissons la réalité. Et même si nous consacrons toute notre vie à sauver des animaux, notre travail n’est qu’une goutte dans un océan de misère. Mais au moins ici, les chats ont une maison et des personnes qui prennent soin d’eux. Ils ont de la place, ils ont le chauffage et sont dans un environnement propre et douillet. Nous dépensons une fortune pour leur nourriture (régulièrement des croquettes Royal Canin, voir factures) et les soins vétérinaires (voir factures). Nous travaillons avec trois cabinets vétérinaires des environs et une clinique vétérinaire de Toulouse, spécialisée dans les maladies des chats. Les gens qui nous critiquent ont souvent un seul animal ou même aucun, parce qu’ils ne veulent pas renoncer à leur confort.
    Les animaux qui vivent ici viennent souvent de très loin, tout simplement parce qu’il n’existait pas une personne ou une structure plus proches pour eux. Ce ne sont pas des animaux que nous avons pris sur le Bon Coin parce que nous voulions des animaux. Non, nous entendons souvent : « vous êtes notre dernier recours, nous avons déjà demandé partout ». Ici, les animaux ne vivent pas dans un parc animalier. Ce sont de véritables rescapés grâce aussi aux personnes qui ont fait un trajet de plusieurs heures pour les amener à la Ferme. Ceux qui vivent ici ont pu échapper des massacres sans scrupule, ni pitié. Nous luttons chaque jour et beaucoup de nuits contre la mort et la souffrance. Souvent, malgré tous les soins, c’est un échec. Nous vivons dans la peine.
    Nous ne sommes pas contre l’adoption. Mais la plupart des gens qui viennent à la Ferme, viennent pour déposer leur animal ou celui qu’ils ont trouvé, pas pour en adopter un. Nos chatons sont pour la majorité d’entre eux, gris, noirs, noir et blanc, à poils courts, mais pas bleus ou angoras. Ils crachent et ne montent pas sur les genoux pour se faire caresser. 
    Merci à Chantal qui nous a pris une cinquantaine de cochons d’Inde. Ils vivent maintenant chez elle en toute liberté avec beaucoup d’abris et de soins.
Merci à nos bénévoles qui font des trajets et des transports sur de longues distances avec beaucoup de responsabilités. Merci à Brigitte et à Monsieur Germier qui ont ainsi aidé à sauver de nombreux chats. Merci à Marie-Line, Anne-Marie et Annie, à Georges, Pierre et Olivier de nous donner régulièrement un coup de main. Merci à toutes les personnes qui nous ont apporté de la nourriture ou du matériel. Pardon à tous ceux qui voulaient nous rencontrer et pour lesquels nous n’avons pas eu de temps. Mais chaque heure que nous perdons dans la journée, nous manque le soir pour les soins des animaux.
    Merci infiniment à toutes nos donatrices et à tous nos donateurs qui nous comprennent et nous soutiennent en toute confiance pour que nous puissions continuer d’ouvrir cette maison à tous les animaux qui peuvent être rescapés. Leur soutien régulier nous permet de nourrir, nettoyer et soigner tous les animaux présents à la Ferme. C’est grâce à votre générosité que 600 animaux peuvent vivre ici en toute dignité. Merci pour vos encouragements.

Verena FIEGL

                                            Chaque vie est précieuse

22 juillet 2015

        Voici deux mères avec leurs six chatons que nous avons récupérés récemment. Ils sont arrivés chez des particuliers et ont, soit disant, fait peur au chat de la maison.

Les adultes et les petits sont dans un état pitoyable : couverts de puces, le ventre plein de vers, les yeux gonflés et enflammés et ont un évident retard de croissance. Tous nagent dans la diarrhée. Une des mères présente une blessure ancienne avec beaucoup de pus.

Un des chatons de cette portée est mort le lendemain matin de son arrivée. Il était mal nourri, avait des vers, le calicivirus et la diarrhée.

 

        On nous apporte de plus en plus fréquemment des animaux délaissés, mal nourris et pas soignés. Quand ils arrivent finalement chez nous, c’est quelquefois trop tard malgré tous nos efforts. Les chats sont extrêmement sensibles aux vers et à la déshydratation. Une simple diarrhée pas soignée tue vite des chatons, mais aussi des adultes. De nombreux chats disparaissent ainsi des jardins de particuliers où ils avaient trouvé refuge et espéré de l’aide, mais bien souvent j’ai l’impression que les personnes n’éprouvent qu’un soulagement à la mort de ces chats. La pitié et la compassion pour un animal malade ou laid sont rares.

 

        On nous appelle souvent pour demander si nous sommes prêtes à prendre des animaux abandonnés. Mais même si leur état est apparemment alarmant (« Il est couvert de plaies, très maigre, il n’a plus de poils,… »), les gens tardent à nous les apporter. Ils partent d’abord en vacances quelques jours, ou ils ne veulent pas voyager parce qu’il fait trop chaud ou trop froid à leur goût, ou bien ils ne supportent pas de voir un chat enfermé dans une cage piège. Apparemment cela leur fait plus de peine que de le voir mourir à petit feu !

        Les chats dérangent souvent et très vite. Les arguments sont nombreux : « Il embête mon chat », « elle agresse mon chien pour défendre ses petits », « je ne veux pas la nourrir sinon elle va croire qu’elle peut rester et j’ai déjà un chat »… On  me dit souvent : « Vous savez Mme Fiegl, ça me fait quelque chose, il a pleuré toute la nuit devant ma porte et il était vraiment affamé, mais il n’est pas à moi…»

Beaucoup ont la chance d’être apportés ici, les autres meurent silencieusement devant les yeux de plusieurs personnes.

 

        J’avoue, j’ai souvent du mal à rester calme, à ne pas trop montrer ma colère, par peur que chats ne soient jamais amenés ici. Mais quand je les enterre trois jours après leur arrivée parce que leurs séquelles étaient trop graves et irréversibles, quand je les vois se battre pour vivre, ou bien piétiner pour la première fois dans des couvertures propres, manger à leur faim sans être chassés, quand je vois les mères allaiter et lécher leurs petits pendant deux mois, je pleure encore plus pour ceux qui n’ont connu que l’enfer.

            

Verena FIEGL

Un petit compte-rendu en ce début d'été 2015

 

    Chères lectrices, chers lecteurs,
    Il est deux heures du matin, je viens de remplir les derniers chèques pour les différentes cliniques vétérinaires. Dans quelques heures à peine, il sera de nouveau l'heure de nourrir, abreuver et soigner les animaux, nettoyer les chatteries, la cour, les étables, la maison. Ici à la ferme le travail n'est jamais fini, il n'y a ni jour de repos, ni vacances. Tous les jours à 7h au plus tard, ma mère et moi, nous mettons au travail à un rythme soutenu, jusqu'à tard dans la nuit.
    Au cours des derniers mois, nous avons accueilli de nombreux nouveaux animaux en détresse ou en danger.
Samedi 20 juin, il était prévu que la Ferme des Rescapés accueille 32 chats sauvages de l'association ADACA du 92. Afin d'accueillir ces animaux dans les meilleures conditions, nous avions décidé de faire construire une nouvelle chatterie. Mais les ouvriers responsables du chantier n'ont pas fini leur travail dans les délais. Nous remercions les personnes formidables qui ont répondu présentes à notre appel au secours du samedi matin et sont venues pour finir la chatterie et un petit bout du parc. Grâce à Pierre et Tony, les chats sont arrivés après 7 heures de route, dans leur nouveau «chez eux», un endroit calme, propre, sûr et rassurant. Après de longs jours de travail, la chatterie fut ainsi terminée et fait maintenant 10m² avec un parc grillagé de 80m².

Pour ces chats, comme pour beaucoup d'autres, la Ferme des Rescapés est le dernier recours avant l'euthanasie. La plupart des autres associations refuse les craintifs et les sauvages, faute de structures adaptées ou parce qu'ils sont très difficiles à placer. Nous travaillons avec de nombreuses associations de toute la France qui nous confient des chats qu'elles ne peuvent pas remettre sur les sites, même après stérilisation. La SACPA  effectue aussi chaque mois un trajet de 5 heures pour nous apporter des chats sauvages ou malades.
Des dizaines de félins ont ainsi pu être accueillis dans les nouvelles chatteries construites cette année.
 

Face à cette nouvelle charge de travail, nous avons décidé de ne plus accueillir de nouveaux chiens. En mars Sky, une chienne croisée labrit, et Luther un griffon, sont  venus rejoindre notre meute. Depuis presque un an, ils étaient laissés à l'abandon sur la propriété de leur maître décédé. Arrivés ici à l'état sauvage, Sky a fait beaucoup de progrès et se laisse peu à peu approcher, mais Luther est encore très craintif; il est impossible de le toucher.
Nous avons eu la chance d'avoir beaucoup d'adoptions parmi nos autres chiens : Lola, Billy, Roméo, Poupie, Dos, Amos, Brownie et même Chapka avec ses trois pattes, ont eu la chance de trouver un excellent nouveau foyer.
Mais il nous reste toujours presque une quinzaine de chiens à l'adoption. N’hésitez pas à nous contacter si vous cherchez un nouveau compagnon de vie fidèle.  Nous avons de nombreux jeunes chiens de grande ou de petite taille.

    Parmi les équidés, deux vielles juments nous ont quittées pour un autre monde et une jeune jument s'est éventrée accidentellement. Mais 8 équidés ont trouvé refuge sur la ferme au cours des derniers mois :
- Nectar et Milord, deux anglo-arabes boiteux, nous ont été amenés par un centre équestre en redressement judiciaire.
- Ibiza, laissée à l'abandon et âgée de 25 ans, est une jument maigre, exploitée, qui a besoin de nourriture complémentaire et de beaucoup de soins et d'attention.
- Vima est la plus jeune des nouveaux arrivés. Elle a tout juste 6 ans mais est presque aveugle des deux yeux. Elle se débrouille très bien malgré son handicap et s'oriente beaucoup grâce à un autre jeune cheval. Elle devait partir à la boucherie.
- April est une très vielle trotteuse qui a énormément souffert d'un manque de nourriture. Arrivée squelettique, elle ne va plus vivre très longtemps mais profite de chaque jour. Elle reçoit beaucoup d'aliments complémentaires car elle ne mange presque pas un brin de foin.
- Apollon est un hongre d'une vingtaine d'années. Il était en train de mourir de faim quand une femme l'a récupéré et soigné. Mais suite à la perte de son emploi, elle n'avait plus les moyens de faire face aux frais et l'a confié à l'association.
- Germaine, une jument de 20 ans, nous a été amenée par l'association « Les chevaux et les ailes ». Elle allait partir à l'abattoir en Espagne. C'est une ancienne poulinière.
- Et enfin Spring, une ânesse grise qui deux mois après son arrivée, nous a fait la surprise de donner naissance à un petit ânon.

Parmi les animaux de ferme, une dizaine de brebis a été sauvée de l'abattoir ainsi qu'une quinzaine de chevreaux et deux chèvres.
L'association a également pris en charge quelques chèvres de particuliers suite soit  à un décès, soit à un déménagement en ville.
 

Au mois de juin, c'est un Zébu qui est venu rejoindre notre très grande famille. Il avait été racheté à un cirque, mais son nouveau propriétaire n'a pas été en mesure de le garder. Il nous a été confié par la mairie.
    Mais un des sauvetages qui nous a le plus marqué et fait plaisir cette année est celui d'une quarantaine de grenouilles de laboratoire. Grâce à Marjorie qui s'est arrangée pour les récupérer, ces magnifiques amphibiens ont eu la vie sauve. Nous leur avons aménagé un beau biotope. Il a été merveilleux de les voir retrouver petit à petit leurs habitudes naturelles. Lors des journées ensoleillées, elles prennent un bain de soleil sur les écorces d'arbre, avant de sauter rapidement dans l'eau en nous entendant arriver.

Nous remercions de tout coeur nos quelques fidèles bénévoles pour leur aide  et tous nos donateurs et donatrices pour leur soutien précieux, sans lequel tous ces animaux n'auraient  pas pu être sauvés .
    Tous les animaux comptent sur vous pour nous aider à continuer notre combat quotidien.
 

                       Ces derniers regards

Ces veaux se trouvaient dans un élevage. Nous avons croisé leur route quelques jours avant qu'ils ne soient abattus. Leur désespoir nous a beaucoup marquées. 

Alors qu'ils étaient attachés jour et nuit et qu'ils ne voyaient leur mère qu'un bref instant, matin et soir, ils ont été vendus à l'abattoir sous le label "veau sous la mère".

L'éleveur les attachait afin qu'ils ne puissent rien manger ni bouger. L'endroit était très sombre. Leur viande devait être aussi blanche et tendre que possible, une exigence du consommateur qui entraîne une courte vie, encore plus misérable, pour l'animal.

 

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